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Les dessins de la série Porifera sont nés du désir de représenter la roche, non pas de manière réaliste mais métaphorique, voire poétique.

 

Qu’elle soit sédimentaire, volcanique ou métamorphique, la roche nous porte et nous supporte. Elle exerce sur moi un profond intérêt car elle contient en elle le temps long : celui de sa lente fabrication, de ses strates, de sa perpétuelle métamorphose.

À cet attrait s’ajoute mon inclination à la paréidolie. En effet, lorsque je fouille la terre et découvre des pierres aux formes singulières, j’y projette spontanément des figures animales ou végétales, comme si la matière minérale cherchait à se raconter autrement.

 

Cette épaisseur du temps appelait selon moi une certaine légèreté dans sa représentation. Il ne s’agissait pas d’illustrer la force brute de la montagne mais d’en suggérer la lenteur, voire la poésie. J’ai donc choisi une palette réduite, apposant par touches une gouache bleue, noire, ou rouge ainsi que de l’acrylique or, sur des sols aquarellés jaunes, roses ou bleus.

J’ai également privilégié un point de vue aérien, nourrissant le désir de voler au-dessus de ces reliefs minéraux, comme pour mieux en saisir la fragilité cachée et ainsi créer un rapport entre matière lourde et apparition légère, entre géologie et imagination. 

 

Mais peut-être que votre regard, posé sur ces dessins, vous racontera tout autre chose. C’est aussi cela, la richesse de la matière.

Sélection d’œuvres disponible sur demande.

Selected works available upon request.

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The drawings in the Porifera series emerged from a desire to represent rock—not in a realistic manner, but in a metaphorical, even poetic one.

 

Whether sedimentary, volcanic, or metamorphic, rock carries us and supports us. It holds a deep fascination for me because it embodies deep time: the slow process of its formation, its layers, its continuous transformation. Added to this attraction is my inclination toward pareidolia. When I dig into the earth and discover stones with singular shapes, I instinctively project animal or vegetal figures onto them, as if the mineral matter were seeking another way to tell its story.

 

This thickness of time called, in my view, for a certain lightness in representation. It was not a matter of depicting the raw force of the mountain, but of suggesting its slowness—its quiet poetry. I therefore chose a reduced palette, applying touches of blue, black, or red gouache, along with gold acrylic, onto watercolor grounds of yellow, pink, or blue.

 

I also favored an aerial viewpoint, driven by the desire to fly above these mineral forms, as if to better perceive their hidden fragility and to establish a dialogue between heavy matter and light apparition, between geology and imagination.

 

Yet perhaps your own gaze, resting on these drawings, will tell you something entirely different. That, too, is part of the richness of matter.

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